Atteintes aux droits des pasteurs

Les Peuls ont une culture et un mode de vie différents des autres, ce qui fait qu’ils forment le groupe le plus marginalisé et subissant le plus de discrimination . Ils ne peuvent jouir de leurs droits les plus élémentaires.
Les éleveurs peuls pratiquent le nomadisme exclusif sans parcours déterminé et sont très attachés à leurs animaux. Cette minorité ne bénéficie d’aucune facilité particulière pour son accès aux services de soin, à l’éducation, etc. Les timides stratégies conçues et élaborées par le département en charge de l’éducation n’ont pas donné de résultats satisfaisants en raison de cette mobilité. Le taux de scolarisation est très faible dans ce milieu (moins de 1% pour les garçons et presque nul pour les filles).
Il n’y a pas de centres de santé dans le couloir de transhumance. Ces peuples ne peuvent donc pas bénéficier des premiers soins. Les femmes, les enfants et les vieillards en souffrent le plus, d’où un taux de mortalité élevé dans ces couches de la population.
Si la maladie s’aggrave, on est obligé de marcher des longues distances pour arriver à un centre de santé.
Par ailleurs, les médecins donnent priorité aux autres malades.